Mes Histoires

La Première fois

 

Tout le monde se rappelle de la première fois… Toutes les questions que l’on se pose…Est-ce que je vais être à la hauteur ? Comment vais-je m’y prendre… On demande autour de soi des conseils, on s’informe sur Internet…

 

On se rappelle tous de sa première course officielle ! (A quoi pensiez-vous, hein ?!).

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source: internet

Ce moment ou l’on prend son courage à deux mains et l’on obtient son dossard officiel !

Pour ma part, ça a commencé presque comme un jeu. Je courais depuis à peine 2 mois que mon amie m’a motivé à m’inscrire à une course à laquelle elle participait. Odyssea. Il faut savoir que je ne savais pas qu’il fallait payer pour courir ! J’imaginais naïvement que tout un chacun pouvait mettre ses baskets et prendre la ligne de départ une fois avoir inscrit son nom quelque part ! Eh ben non !

Une fois ce «  premier choc » passé, le challenge posé et accepté, je pars sur le net, valide mon inscription et obtient mon numéro, mon dossard.

Odysséa, Course organisée pour la lutte contre le cancer du sein
Odysséa, Course organisée pour la lutte contre le cancer du sein

Je tente de prendre les choses à la légère : «  Oh mais, le but est de finir ! Tant pis si je dois mettre 2 heures pour y arriver ! ». J’essayais surtout de dédramatiser la situation ! Mais en réalité, j’avais envie de finir en moins de temps !

J’ai donc participé autant que possible aux séances d’entrainement. Et c’est précisément là que j’ai commencé à flipper !

Il faut savoir que je n’ai jamais été sportive, courir me paraissait impossible (je fume et je me suis fait opérée d’un kyste sur la voûte plantaire, autant de facteurs qui ne sont pas encourageants ! ).

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source :internet

Lors du premier training au bois de Vincennes, le coach nous entraîne vers un petit footing de 20/30 minutes. Nous sommes censés être en « aisance respiratoire ». Mais le groupe allait vite et je ne voulais pas les perdre… Je ne savais pas « respirer » correctement et je me suis retrouvée lors de ce premier entrainement en « détresse respiratoire ». J’utilise aujourd’hui des termes « techniques » (ben je me la pète un peu, je sais ! hahaha) mais sur le coup, j’ai eu la peur de ma vie, j’étais incapable de retrouver mon souffle, les larmes se sont mises à couler toutes seules, je me suis même dit que j’allais y passer. Une vraie frayeur, terrifiante ! Heureusement, les coachs, d’un professionnalisme et d’un sérieux sans nom, avaient les yeux partout et l’un d’entre eux est resté près de moi, a réussi à trouver les mots et la méthode pour me calmer (parce que bien sûr, j’étais en panique totale !!) et j’ai peu à peu réussi à maîtriser la situation. J’aurai pu m’arrêter là. Me dire que ça ne sert à rien, que je n’ai pas envie de passer l’arme à gauche pour une course mais faut croire que je suis un peu kamikaze, et j’ai persévéré. J’ai terminé le training du jour, lessivée, bonne dernière de tout le groupe mais fière d’avoir résistée. Un nouvel entrainement était programmé la semaine suivante… J’avoue avoir hésité mais je me suis rappelée que mon inscription était faite et je ne voulais plus jamais revivre cette détresse ressentie. Sans entraînement, je sais que je n’y serai pas parvenue.

J’ai donc poursuivi. Mais 1 séance par semaine, ce n’était pas suffisant. Mon amie m’apprend que des entrainements Nike avaient lieu 2 fois par semaine. Une inscription sur Facebook était obligatoire. Nous guettions l’ouverture des inscriptions ! Au départ des boutiques Nike, un groupe de 150 personnes sillonnent les rues de Paris avec 2/3 arrêts d’exercices. A l’époque, une boutique à Bastille existait et ce fut mon premier entrainement Nike. Encore un souvenir mémorable… Pour ce premier entrainement, nous sommes passés par Ménilmontant vers les Buttes Chaumont… Autant vous dire que j’ai débuté avec des côtes ! Cauchemar ! Pourquoi les entraînements s’acharnent contre moi… Je n’arrivais plus à courir, j’ai fait certaines pentes à pieds (voire à quatre pattes), mes jambes ne comprenaient pas cette souffrance, cette douleur..

Mais là aussi, je me suis accrochée … j’étais néanmoins rassurée de voir certaines personnes souffrir également (ben oui, souffrir en groupe, ça passe beaucoup mieux et on se dit qu’on est « normal » surtout !).

J’ai continué ces entraînements – lorsque j’avais une place – 1 à 2 fois par semaine. Plus le temps passait, plus je me sentais à l’aise.

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Run75Crew, groupe de running organisé par Nike

J’ai mis les moyens de pouvoir terminer cette course sans encombre ou du moins pour continuer à prendre du plaisir et que ça ne devienne pas un sport détesté.

Arrive la date fatidique : le jour J, la course.

La veille, j’avais préparé mes affaires et je me répétais «  tu y vas avant tout pour finir, tu vas y arriver ».

J’ai revêtu le beau T shirt offert par l’organisation, au couleur de la course (en réalité, il est moche mais il me parait toujours magnifique aujourd’hui:-)). Sur le dossard, la marque Tena apparaissait en gros (on est loin du chic et du glam!). Un échauffement en groupe généralisé était effectué et le temps était au beau fixe.

Le top départ, il est temps d’y aller ! J’essaye de ne pas me laisser entrainer par la foule et leur vitesse supérieure à la mienne. Plus le temps passe, plus je trouve mon rythme de croisière. Je ne suis pas habituée, j’ai peur de me laisser déborder mais je me répète sans cesse que je vais y arriver. Au 7ème kilomètres, je commence à fatiguer, le temps me parait long et le chemin interminable… Arrivée à quasi 9 kilomètres, je sens que ma respiration est plus difficile, je ne veux pas revivre cette détresse, j’ai presque les larmes qui arrivent mais des spectateurs autour sont présents : un regard, un sourire, un encouragement et on retrouve sa confiance. Je vois la ligne d’arrivée, je me dit «  ca y est, j’y suis, j’ai réussi ». Et là, l’euphorie ! Tel dans les films, je lève les bras, je souris, je suis heureuse, j’ai fini cette course, ma première course ! Il n’y avait pas de médaille mais j’ai été sur un petit nuage toute la journée, un sourire indécrochable ! Les résultats tombent ensuite ! 1h05.07 mon premier 10km !

Une fierté sans nom : j’appelle mes amis, je l’affiche en gros sur Facebook et je fête dignement cette victoire car pour moi, c’est une victoire ! Une victoire car je n’ai pas abandonné, une victoire sur les efforts faits pour y parvenir.

Ma première fois, croyez moi, on s’en souvient d’autant plus lorsque ça finit bien ! la preuve, une fois terminée, on en redemande 😉

Et vous, vous vous souvenez de la première fois ?

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